arreter cigarette sevrage nicotine 

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"Comment prendre en charge un sevrage nicotinique chez un patient gros fumeur hospitalisé?..."

 

Dossier F.A.Q.

 


 

Le site "Psychiatrie Infirmière" se réfère ci-dessous à un support pédagogique publié par l'I.N.P.E.S. ainsi qu'à une étude entreprise par l'A.F.S.S.A.P.S. en 2007. Pour info, l'ANSM a remplacé l'AFSSAPS en mai 2012. Toutes les coordonnées en bas de page.

 

 

Introduction

 

L'accompagnement et la prise en charge d'un patient désirant (ou ne désirant pas) arrêter la cigarette doivent être adaptés à chaque fumeur. L'hospitalisation en psychiatrie peut être en effet l'occasion d'aborder le sujet d'un éventuel arrêt de la cigarette. Elle aura l'avantage d'autoriser un accompagnement quotidien du sevrage, avec suivi médical, psychologique, relationnel...

Dans tous les cas, il conviendra de tenir compte du degré de motivation et de l'intensité de la dépendance à la nicotine.

La demande du patient pouvant ne pas être clairement exprimée, les soignants devront au préalable avoir créé un espace de confiance et d'échange autorisant l'expression de celle-ci.

 

D'une manière générale, la démarche soignante devra être volontaire et s'inscrire dans une décision d'équipe. Elle revient alors à se poser la question suivante: comment aborder le tabagisme avec les patients?

 

 

Le patient n'est pas motivé

 

Il faudra saisir les occasions propices pour lui en parler, en évitant la culpabilisation. La décision ne pourra venir que de lui, mais peut-être viendra t'elle plus tard...

 

 

Le patient est motivé pour arrêter de fumer

 

Comment aborder le sevrage?

 

 

Questionnaire de FAGERSTRÖM

 

 

Comment évaluer la dépendance?

TEST  DE  FAGERSTRÖM

 

Le matin, combien de temps après votre réveil fumez-vous votre première cigarette?

Dans les 5 premières minutes...

Entre 6 et 30 minutes...

Entre 31 et 60 minutes...

Après 60 minutes...

3

2

1

0

 

Trouvez-vous qu'il est difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c'est interdit?

Oui...

1

Non...

0

 

A quelle cigarette de la journée renonceriez-vous le plus difficilement?

La première le matin...

1

N'importe quelle autre...

0

 

Combien de cigarettes fumez-vous par jour?

10 ou moins...

0

11 à 20...

1

21 à 30...

2

31 ou plus...

3

 

Fumez-vous à intervalles plus rapprochés durant les premières heures de la matinée que durant le reste de la journée?

Oui...

1

Non...

0

 

Fumez-vous lorsque vous êtes malade au point de devoir rester au lit presque toute la journée?

Oui...

1

Non...

0

 

TOTAL:

 

 

 

RÉSULTATS  DU  TEST

 

Score de 0 à 2 :

pas de dépendance.

Le patient peut arrêter de fumer sans avoir recours à des substituts nicotiniques. Si toutefois il redoute cet arrêt, vous pouvez lui apporter des conseils utiles de type comportemental comme jeter le tabac et les cendriers, boire un verre d'eau dès qu'il pense à la cigarette ou amorce le geste de fumer...

 

Score de 3 à 4 :

dépendance faible.

Le patient peut arrêter de fumer sans avoir recours aux substituts mais ils peuvent devenir nécessaires en cas d'apparition de difficultés.

 

Score de 5 à 6 :

dépendance moyenne.

L'utilisation de substituts nicotiniques va augmenter les chances de réussite. Vos conseils seront utiles pour l'aider à choisir la forme de substitut adaptée à son cas, ainsi que l'accompagnement relationnel dont il pourra bénéficier.

 

Score de 7 à 10 :

dépendance forte ou très forte.

L'utilisation de traitements pharmacologiques est recommandée, substituts nicotiniques et autres (antidépresseurs, anxiolytiques, aides à l'endormissement...). Le traitement devra être utilisé à doses suffisantes et adaptées (voir tableau ci-dessous). Le patient pourra avoir besoin d'un suivi relationnel, d'une prise en charge spécialisée.

 

 

 

Prise en charge de la dépendance physique

 

Deux stratégies ont démontré leur efficacité: le traitement médicamenteux et le soutien psychologique. Les taux d'abstinence sont supérieurs quand les deux approches sont associées.

 

Comment prendre en charge la dépendance physique?

 

Le traitement aura été adapté en fonction de l'intensité de la dépendance. La posologie tiendra donc compte des résultats du test de Fagerström.

 

Caractéristiques du traitement à base de substitut nicotinique:

  • plusieurs formes: timbres 'patch' de 16 h. ou de 24 h. proposés en faible, moyenne ou forte dose, gommes à sucer ou à mâcher (2 ou 4 mg), pastilles sublinguales, inhalateurs. Ces formes peuvent être associées;

  • laisser le fumeur choisir la forme orale qui lui convient (pas de gomme si prothèse dentaire);

  • symptômes de surdosage en nicotine: bouche pâteuse, diarrhée, palpitations, insomnie;

  • symptômes de sous-dosage: syndrome de sevrage avec irritabilité, troubles du caractère, dépression, somnolence et/ou insomnies, agitation associée au besoin de fumer, troubles de l'appétit et du transit...

  • effets indésirables: dermite d'irritation au niveau des timbres, décollement de prothèse dentaire pour les gommes à mâcher, brûlures pharyngées, hoquets, brûlures d'estomac (gommes et pastilles);

  • durée d'administration de 6 semaines à 6 mois.

 

A titre d'exemple, le tableau ci-dessous donne une indication des formes de substitut proposées:

 

LE PATIENT FUME

moins de 10 cigarettes/jour

10 à 19 cigarettes/jour

20 à 30 cigarettes/jour

plus de 30 cigarettes/jour

pas tous les jours

rien ou forme orale

rien ou forme orale

 

 

pas le matin

rien ou forme orale

rien ou forme orale

forme orale

 

60 mn après le lever

rien ou forme orale

forme orale

timbre forte dose

timbre forte dose et forme orale

30 mn après le lever

 

timbre forte dose

timbre forte dose et forme orale

timbre forte dose et forme orale

5 mn après le lever

 

timbre forte dose et forme orale

timbre forte dose et forme orale

2 timbres et forme orale

 

 

 

Prise en charge de la dépendance psychologique

Arrêter de fumer nécessite un soutien psychologique:

  • environnement familial et social favorable, volontaire et motivant;

  • consultations de suivi proposées régulièrement, permettant un accompagnement thérapeutique. A chaque rencontre, il convient d'aborder la manière dont se passe le sevrage, quels sont les points positifs ou négatifs, les difficultés. Rechercher les solutions pour y faire face, valoriser les progrès accomplis, encourager les efforts;

  • inscription à un groupe extérieur dans un centre d'anciens fumeurs;

  • therapies comportementales, therapies corporelles, therapies de groupe, relaxation, sophrologie, hypnose... etc.

 

Comment anticiper les causes de rechute?

  • Connaître les causes de rechute: persistance de dépendance physique, prise de poids, découverte d'un syndrome dépressif, attitude face à l'entourage personnel ou professionnel, situations personnelles particulières, perte de motivation, isolement affectif...

  • Proposer des consultations régulières au long cours ou à la demande si besoin.

 

Que faire en cas de rechute?

  • Analyser les causes;

  • Insister sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un échec, mais d'une habitude et d'un comportement à acquérir;

  • Prévoir un soutien psychologique prolongé, associé à une thérapie plus pertinente.

 

Informations complémentaires:

  • Tabac Info Service, tel: 39 89 (0.15 €/mn) de 09h. à 20h. du lundi au samedi;

  • Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé: ANSM, 143 boulevard Anatole-France, 93285 SAINT-DENIS Cedex (France), tel. (33) 01 55 87 30 00 et e-mail: communication@ansm.sante.fr;

  • Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé: http://www.inpes.sante.fr.

 

 

 

Pour Psychiatrie Infirmière,

Gérard Genthon.

 



 

Consulter ci-dessous:

 

Accès à l'ensemble du dossier "Foire Aux Questions".

 

 

 

 

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/  -  "Foire aux questions"  -


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bibliographie

 

 

 

 

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  MAJ 24.11.12