basaglia franco gorizia 

 

 

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Franco  BASAGLIA

 

 

(extrait du dossier sur le "désaliénisme")

 

Franco BASAGLIA  (et l'expérience de GORIZIA en 1961)

 

F. Basaglia est un psychiatre italien dont le travail à Gorizia a été l'impulsion pour la mise en pratique du désaliénisme en Italie.

 

Sa méthode

 

Négation à l'égard de l'institution psychiatrique traditionnelle, par la création d'un système d'assemblées, l'instauration de libertés, l'ouverture de tous les services et la participation des médecins à la discussion de tous.

Au départ, la réalité des asiles d'aliénés est oppressive. Il faut établir une lutte contre la déshumanisation des malades et arriver à une "dé-psychiatrisation" afin de pouvoir agir sur un terrain vierge: il faut à tout prix éviter l'étiquette psychiatrique et tout ce qu'elle comporte d'implicite et de réducteur. L'important sera alors de prendre conscience de ce que représente l'individu pour lui-même, de connaître sa réalité sociale et les rapports qu'il entretient avec elle.

 

A Gorizia, on parle de communauté thérapeutique ayant comme moteur les assemblées et les réunions. C'est l'occasion pour les membres de la communauté de se confronter. Cette confrontation entre différents rôles culturels et sociaux introduit un motif de comparaison et de contestation, et crée une dynamique. La communauté donne au malade un statut social nouveau, alors que la société en règle générale, tente de le lui dénier. A Gorizia est mis en avant le fait que le malade est un être sans droits, et c'est de cela que l'on parle. La maladie est mise entre parenthèses afin de favoriser les relations.

 

 

Franco Basaglia et ses collaborateurs sont en négation avec les institutions car toutes ont pour fondement:

- Dirigeant/Dirigé.

- Maître/Élève.

- Ceux qui détiennent le pouvoir/Ceux qui ne l'ont pas.

- Une relation d'oppression et de violences entre pouvoir et non-pouvoir.

- Notion d'exclusion. C'est la base de toutes les relations qui s'instaurent dans nos sociétés.

- Dévalorisation du malade et de la maladie, tous deux associés à l'impureté et à la honte, alors que l'homme "sain" est valorisé, se veut respectable. 

 

La crise psychiatrique et la crise institutionnelle sont si étroitement liées que l'on ne saurait dire laquelle des deux est conséquence de l'autre. A l'hôpital psychiatrique, le malade est celui qui a enfreint la norme. C'est un déviant, qui a commis une infraction et doit être puni. De fait, il n'a plus de droits, plus de libertés, et subit les menaces d'injections ou d'électrochocs (accès au dossier "électrochoc") si la personne ne se tient pas tranquille. Dans une institution totalitaire comme l'est l'hôpital psychiatrique, la fonction de gardiennage tenue par le personnel délivre un seul message aux patients: les gens sains ont besoin de se défendre d'eux.

 

Le soin ne peut être séparé du milieu social dans lequel un individu vit et tombe malade. Franco Basaglia veut rendre la folie à la société, et la vie sociale à la folie. Il souhaite une prise en charge populaire: la souffrance de l'un est le problème de tous. La réforme psychiatrique passe par une réforme du milieu social et un changement de politique générale.

 

 

 

Document annexe

 LA PSYCHIATRIE AVANT LE DÉSALIENISME

 

 

 

bibliographie

 

 

 

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